01 août 2007
Dixième étape RANOHIRA – SAKARA 107 km
Nous partons de chez Berny vers 7 h 45 après avoir fait nos traditionnelles courses. Nous y avons bien mangé et bien dormi. Sur notre route nous traversons des paysages vraiment magnifiques.
Puis la route sillonne à travers désert et petites montagnes. Après 26 km nous traversons le village d’Ilakaka.
Ce village existe depuis qq années. Ici on y a découvert un saphir, ce fut alors la ruée vers le saphir. Un village est né avec ses avantages mais aussi et surtout ses inconvénients.
Le village est très mal réputé. Nous le traversons donc sans nous y arrêter.
Ce midi nous mangeons sur le bord de la route et faisons des signes aux taxis brousses qui passent à fond en direction de Tuléar. Nous voyons des taxis brousses avec des affaires sur le toit dépassant parfois la hauteur même du véhicule.
En fin de journée, nous apercevons nos premiers baobabs juste avant SAKARA. Là, il y a une foret dont je ne me rappelle plus du nom. Je sais juste qu’il y a une catégorie d’arbres qui produit 1 L de bio carburant pour 5 kl de ses fruits. Du coup la foret est protégée et comme toujours à Mada ce sont des étrangers (Israéliens pour le coup) qui exploitent cette ressource.
Nous arrivons à Sakara, dés notre entrée dans la ville, nous constatons un regroupement un peu plus loin. Nous y allons et nous assistons à une compétition de combats de coqs. Nous discutons avec l’un des propriétaires et il nous dit que son coq de combat vaut 200000 Ariary soit en gros 80 €. Je ne sais pas si c’est vrai mais c’est énorme.
Nous continuons notre route pour arriver dans un bel hôtel « Le Palace ». Sakara est une ville où l’on extrait aussi des saphirs et sa réputation n’est pas très bonne.
Le propriétaire s’appelle Jean Marie, un français arrivé là il y a un an. J M est super sympa, on discute beaucoup. Il nous raconte la vie à Sakara, il est même très admiratif devant notre défi.
Pour la petite histoire, avant d’aller dormir l’amie de J M une très belle fille, nous demande si nous voulons des couvertures pour dormir.
Je lui réponds que nous en avons juste une pour deux et que nous nous la passerons dans la nuit si l’un ou l’autre en a besoin.
A ce moment elle nous regarde très étonnée.
Elle insiste : « juste une pour deux ?? »
Moi : « oui t’inquiète, on a l’habitude »
Et puis J M arrive en rigolant et nous dit : « les couvertures ce sont des filles ».
Je comprends alors l’étonnement de son amie.
Nous aurons quand même une vraie couverture en plus.
Nous avons passé une très bonne soirée avec du poulet au coco et du rhum vanille qui laisse des traces et aide à s’endormir.
Thierry
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